
Interview de Housse De Racket!
For Everysong
Everysong: Salut housse de racket et merci de nous accorder cette interview. Votre album « Forty Love » est le premier pour vous, et pourtant il est très diversifié ce qui est rare chez les jeunes artistes. Comment passez vous de l'électronique à la pop puis par le slam ?
Housse De Racket : Nous ne voulions pas entrer dans la culture slam, plutôt rejoindre un côté parlé à la manière de Gainsbourg ou d'autres artistes de variété française.
Pour le reste, c'est la longue maturation qu'il y a eu pendant la création de l'album qui a fait que ça part un peu dans tous les sens et que cela manque de cohérence.
On peut sûrement sentir cela sur notre album car c'est un "patchwork" de plusieurs époques différentes du groupe selon ce que nous écoutions à chaque fois. C'est un "entonnoir" de nos influences.
E: En parlant d'influences, dans votre tube "Oh Yeah!" Vous mentionnez de nombreuses légendes notamment des artistes de la Motown comme: Stevie Wonder, Michael Jackson et même Berry Gordy.
Sont ils vos sources d'inspiration majeures ou y'en a t il d'autres ?
HDR : A la base nous écoutions beaucoup de funk, nous étions même un groupe de funk auparavant. Nous voulions faire du vrai "songwriting" avec un côté funky et pour cela Stevie Wonder était l'exemple parfait.
Nous sommes juste des petits blancs-becs qui veulent faire de la musique noire bien que nous voulions également nous rapproché de la pop blanche comme Bowie ou les Beatles mais aussi des artistes actuels français comme Daft Punk ou Phoenix. C'est un gros bouillon de culture.
E: Comment vous êtes vous rencontrés ? Comment Housse de racket est né ?
HDR : On vient de la même banlieue Parisienne. Nous avons souvent été ensembles à l'école malgré nos deux ans d'écart et on s'est surtout rapprochés au lycée.
E: Les paroles ont une grande importance pour vous. On le remarque dans la chanson "Le Rendez Vous" qui parle d'une histoire d'amour qui se termine en tragédie. Est ce inspiré d'une expérience personnelle ?
HDR : Haha, non pas du tout c'est de la fiction pure et dure. Certains textes ont de l'importance c'est vrai et d'autre moins. Quelques textes sont volontairement légers car les textes de pop en général le sont et ce n'est pas le but de faire des textes recherchés dans la pop. Notamment chez les Beatles. Alors c'est vrai que les textes sont assez travaillés dans " Le rendez vous" et "Sur le papier" alors que d'autres comme "Oh yeah" le sont volontairement beaucoup moins.
E: Voulez vous faire passer un certain message à travers vos textes ?
HDR : Non pas vraiment à part peut être venez à nos concerts (rires).
E: Le prénom Gwendoline, revient souvent dans vos chansons. Mais qui est Gwendoline ? Une conquête ?
HDR : Oui c'est un personnage central. Comme les plus grands artistes, nous voulions raconter une histoire à travers le disque. L'histoire est sûrement celle de deux tennismen déchus qui font face au mur de l'indifférence (rires). C'est une quête de l'impossible car ce personnage est justement intouchable.
C'est un personnage totalement fictif.
E: Vous rentrez actuellement d'une tournée en Chine et vous repartez en Angleterre très bientôt, comment se passent vos tournées internationales comparativement aux dates Françaises ?
HDR : Oui on est justement en train de charger les caisses pour partir.
Il y a une différence en effet car justement, en dehors de France les gens ne comprennent pas le sens des textes, ils se concentrent donc sur la musique et les notes, il y a plus d'énergie. En France il y a une culture du texte, ce qui est bien, mais on cherche trop souvent un message alors que nous n'en avons pas, c'est donc plus facile à l'étranger. Ils apprécient la musique telle qu'elle est.
E: Vous préparez un nouvel album ?
HDR : Le Deuxième album est en train de se faire, il est plus sombre et plus cohérent que le premier.
E: Quels sont les artistes avec qui vous aimez collaborer ? Votre entourage est plus dans le monde du rock ou de la musique électronique ?
HDR : Nous aimons beaucoup Phoenix et Sébastien Tellier parmi les artistes Français ainsi que des groupes Anglais comme Late of the pier, Klaxons ou encore Metronomy.
Par contre, il est sûrement trop tôt pour parler de collaboration.
E: Un mot pour finir ?
HDR : Venez aux concerts ça serait super! (rires). Ecoutez l'album et préparez vous pour la suite qui sera encore mieux.
E: Merci!
Info :
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Bonus :
On a parlé de funk alors mais je vous offre un truc qui n'a rien à voir... C'est tout aussi bien par contre!