"Bercé par son père sur des sons funk et disco, il se rebelle et forme un groupe de death metal/noise grunge. Alias Zend Avesta, il sort en 2000 “Organique”, un album très remarqué de pop expérimental. Mordu de classique, il travaille aussi pour la GRM, institution consacrée à la musique contemporaine créée par les vétérans innovateurs Pierre Henry et Pierre Schaeffer. Des artistes tels que Oliver Huntemann, Zen Kei, The Rapture, Depeche Mode, Tiefschwarz… lui ont demandé des remixes. Il sort des disques sur Kling Klong, Goodlife et Dimmer. Rebotini est également le producteur et chanteur de Black Strobe et sort avec ce groupe un premier album résolument électro rock en 2007.
Aujourd’hui, il revient seul aux commandes avec ses machines analogiques et fait totalement abstraction de l’ordinateur, perçu comme une entrave à sa liberté de musicien. L’artiste fait corps avec son instrument : voilà l’image qu’il se fait aujourd’hui du compositeur électronique."
Ce nouvel album, comment les remixes t’ont été proposé, selon quels critères les as-tu sélectionnés ?
J’ai fait une sélection assez personnelle en fait, je me suis occupé personnellement du tracklisting, selon mes préférences, au feeling. Au final, je voulais que les morceaux s’enchaînent bien, et que le tout donne quelque chose quime ressemble.
Il n’y a aucun remix d’artistes sur le même label que toi, citizen records. Pourquoi ?
C’est un simple hasard, aucun artiste du label n’a remixé de morceau, mais on peut en retrouver un sur l’EP en bonus digital.
Sinon, Citizen tourne comment ? Les artistes, des soirées du label, des compiles, quel esprit ?
On a fait une soirée Citizen à la Java dernièrement ! Et on a sorti une compilation du label en Juin, qui porte simplement le nom « RMXS » (BUY HERE)
Comment t’as perçu les feedbacks des artistes sur ton album ? Tu t’es senti satisfait ?
Je t’avouerai que je suis plutôt satisfait de la tournure finale du projet. Je me suis occupé de ça tout seul, et j’en suis très content, de par la qualité des remixes, ou de l’intérêt porté au projet.
Tu tournes sur Lorient, Toulouse, Londres, Lilles au cours des prochains jours, et ce sont majoritairement des lives qui sont prévus ; tu préfères les DJ set ou les lives ?
J’ai une préférence très marqué pour le live, c’est un moyen beaucoup plus libre que les DJ set, autant pour s’exprimer, faire quelque chose de différent des autres, afficher clairement son « son ». Puis le laptop, c’est pas moi…
Dans ta bio il est dit que tu refuses désormais les ordis, pour faire de la musique « originelle », juste l’homme et l’instrument ; tu traduirais ça comment comme sensation ?
J’ai voulu utiliser des synthés « historiques » ; comme tu le constateras, tous mes synthés sont datés entre 80 et 85, ils ont une histoire propre, un son particulier, et c’est ce qui me plaît là dedans. Il y a une réaction par rapport aux synthés virtuels ; les ordis, c’est impersonnel, froid et ça a pas de gueule.
Rappelle-nous les machines dont tu te sers ?
- TR 909 Roland
- TR 808 Roland
- Juno 60 Roland
- SH 101 Roland
- Korg Mono/Poly
T’as des prochaines collabs’ en vue ? La sortie d’un album est prévue, si je ne trompe pas ?
Je prépare un nouvel album oui, d’ailleurs, tu m’as interrompu en pleine compo. Celui-ci sera un long format, avec des morceaux qui feront dans les 15, 20 minutes, sous une ère un peu plus expérimentale. Et sinon, le dernier Black Strobe est sorti sur Supersoul Recordings (Jetez un œil, ça vaut le détour !).
Tu es un peu un des « vieux » de la musique électronique : honnêtement, qu’est-ce que tu penses de toute cette nouvelle vague européenne, musicalement parlant ? Tu en écoutes ?
Je dois avouer que je suis pas un très grand fan de ce genre là. J’aurais tendance à dire fidget : pouêt pouêt, beaucoup de bruit pour rien, mais ceux qui « survivront » produiront certainement de très bonnes choses avec le temps.
Anecdote : pire/meilleur moment sur scène ?
J’en ai une qui fait les deux ! J’ai joué à la Loco il y a quelques années, et j’ai dû virer le public moi-même de la scène, y’en avait qui montaient à côté de moi qui avaient renversé de l’alcool, du coca sur les instruments, je sais pas ce que foutaient les vigiles, ni même où ils étaient, mais les barrières étaient renversées et les gens faisaient n’importe quoi !
Tes artistes du moment ?
J’ai été très influencé au cours de ma carrière par des artistes comme Nitzer Ebb ou Black Sabbath, mais je suis très intéressé par ces jeunes qui débarquent sur la scène de ces derniers temps, comme Panda Valium ou - mon gros coup de cœur - The XX. Sinon, j’ai beaucoup aimé le dernier album de Koudlam (Goodbye, NDLR), j’adore Jon Spencer Blues Explosion, Majeure (son dernier EP, Timespan, NDLR), Project Komakino. Sinon, je suis assez fier de mon dernier remix sous Black Strobe, de Damien des Penelopes !
Ooook ! Bon, bah merci pour tout ce temps, Arnaud. Au plaisir de reparler de toi sur Everysong !
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2 commentaires:
La classe :D
www.myspace.com/pandavalium
www.myspace.com/nabiesite
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